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Quand le manque génère les envies

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envie

Bonjour de retour à l’écriture.

 

Une vidéo très courte et très juste m’a fait penser à ce qui suit.

 

Nous sommes tous conscient de ce que nous n’avons pas et nous avons du mal à savoir ce que nous voulons.

Certain d’entre nous et cela m’est arrivé quelques fois avant qu’une aventure d’un symbolisme similaire à cette vidéo ci-dessous m arrive. Avoir juste envie d’être comme d’autre qui sont à mes yeux plus « fortunés », dans le sens qui ont des talents, des acquis bien différents des miens et qui me semblaient inaccessibles.

 

Cependant si nous regardons d’un peu plus près notre histoire, nous pouvons observer que tout est juste car nous avons ce que d’une part nous avons semé et d’autre part ce que nous reflétons. Mais également ce qui est bon pour nous, pour notre évolution : mais cela nous ne le voyons pas sur le moment.

 

Ce que nous envions aux autres ne peux nous appartenir  même si nous accédons aux même valeurs, au même savoir ou aux même richesses. Car tout ceci a été acquis au fur et à mesure des expériences propres à chacun.

 

Il m’a été donné dans l’adolescence de connaître une aventure assez poignante, une de ces histoires qui vous remet droit dans vos bottes.

 

J’étais amie avec une fille qui était persuadée d’être un garçon. C’était une fille sympa que  j’admirais beaucoup car elle avait un style d’écriture particulier que j’aimais. Nous écrivions toute les deux dans deux genres différents : elle plutôt dans une révolte existentielle, s’intéressant plus à l’économie et à la politique, moi plutôt dans une révolte familiale et d’autorité m’intéressant plus à la spiritualité et aux mystères du corps.

 

Mes parents vivaient dans un petit pavillon simple avec un petit jardin. Et nous avions chacun notre chambre petite mais au moins cela était plus confortable que les années précédentes où nous étions trois dans la même chambre.

 

Un jour mon amie me dit de venir passer le week-end chez elle.

Quand je suis arrivée chez elle, j’ai eu un choc. La maison où elle vivait n’ avait rien de commune mesure avec la mienne.

 

C’était magnifique, un grand hall d’entrée, un escalier et sol en marbre

Et sa chambre c’était juste un studio aménagé où  ses parents frappaient avant d’entrer et ne faisaient pas d’inspection intrusive à son insu.

 

Et pourtant, elle n’avait pas l’air heureuse, bien qu’un dialogue et une communication  respectueuse de qui elle était ( je parle d’être réfléchi capable de penser et de réfléchir), elle était en conflit avec ses parents, elle recherchait  son identité.

 

Question identitaire j’étais bien placée, je me cherchais sans réponse et surtout sans  avoir la capacité de dialogue dans la famille qui aurait pu m’encourager ou me guider. C’était de mon côté plutôt :  »  la loi de l’adulte est toujours la meilleure « .

 

Bref je ne comprenais pas de quoi elle se plaignait. Elle me disait qu’elle voulait être  indépendant et travaillait pour l’émancipation au sein de sa famille.

 

Et moi, je lui disais, mais tu as vu tout ce que tu as, une super maison et une super chambre qui ressemble à un appartement, des parents super cool, tu as le droit de faire venir des amies, tu n’as pas d’intrusion, tu as la clef de ta chambre, et en plus tu parles avec eux.

Oui, j’ai tout cela et même plus, seulement je n’ai pas ce que tu as, moi je n’ai pas de vrai parents je ne sais pas qui je suis ni d’où je viens.

Je suis adoptée et je ne pense pas porter mon vrai prénom.

 

Et à ce moment là voyez-vous, j’ai éprouvé un grand moment de solitude de tristesse et de honte également.

Grand moment de solitude car je n’ai pas pu répondre, je n’avais pas les mots et en fallait-il ? Tristesse pour elle, car je sentais cette souffrance  au fond d’elle qui semblait sans réponse à l’époque.

Aujourd’hui j’aurais eu des clefs à donner, car mon parcours  de développement personnel m’a poussé à travailler et comprendre, une vision de ma généalogie. Triste également car elle ne trouvait pas le bonheur dans cette situation  et il semblait bien loin d’être ressenti ce fameux bonheur que nous cherchons tous. Et enfin de la honte car je n’avais vu que l’aspect matériel, cette notion de liberté qui était à mes yeux et du point de vue de ma situation un trésor.  De la  honte aussi car soudain je ne voulais plus être à sa place et même si ma situation n’était pas forcément mirobolante, j’étais avec des personnes connues  qui m’avaient vu naître et grandir.

 

Ce que l’on peut voir dans cette situation, c’est que chacune enviait l’autre et ne vivait pas le moment présent, les bonheurs simples de retrouver nos copains, nos amis mais également nos précieux moments de solitude.

On ne vivait pas comme ci demain s’arrêtait, on ne vivait tout simplement pas car nos pensées étaient dans un futur qui par définition est  inexistant. Nous étions dans cette envie et cette recherche de comment avoir ce que l’autre avait de si précieux à nos yeux.

 

Alors voyez vous lorsque vous enviez une personne essayez  de voir pourquoi vous l’enviez, quels sont vos manques et surtout comment arriver à accéder au même niveau, comment acquérir ce que l’autre a et surtout est ce que cela est juste pour vous, pour votre évolution. On ne peut jamais juger ou envier l’autre sans connaitre son histoire.

Je vous invite également à lister tout ce dont vous avez envie et mettre des étapes pour y accéder ; ne soyez pas trop gourmand un pas après l’autre et vos efforts seront récompensés.

Je vous invite également à chercher au fond de vous ce qui réellement essentiel. Essentiel ne veut pas dire démuni, ou pauvre, ce qui est essentiel pour vous et vous seul une petite voiture car vous vivait en ville ou un gros 4×4 parce que vous êtes en montagne et non pas l’inverse. C’est à dire un gros 4×4 en ville pour afficher votre supériorité extérieure souvent signe d’un manque de confiance par exemple. Ce choix doit rester approprié à l’essentiel. A votre essentiel.

 

Aussi à présent je vous recommande avant de porter un jugement ou avoir même une quelconque réflexion de bien réfléchir à l’énergie que vous impulsez dans votre vie et surtout quel regard vous avez sur votre existence. Comment gratifiez-vous la joie d’être et d’exister ?

 

Je vous souhaite de beaux moments plein de présence et de gratitude pour chaque évènement car ce sont les expériences qui  font ce que vous êtes : Autant en tirer le meilleur.

 

Stéphanie Tallet

 

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Stéphanie Tallet, ainsi que la source : http://stephanie-et-nadia.com et ces lignes. Merci.

 

 

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Stephanie et Nadia

2 Comments

  1. Annick 20 mai 2016 at 20 h 10 min -  Répondre

    Merci Stephanie et Nadia !
    Votre site et vos articles sont très ressourçants. Je vous suis et les lis avec grand interet.
    Vous êtes formidables !
    Amitiés,
    Annick

    • Stephanie et Nadia 23 mai 2016 at 9 h 44 min -  Répondre

      Merci Annick pour ce message qui nous va droit au cœur.
      Belle journée à vous !

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