sexualité, genre

Sexualité : l’âme a-t-elle un genre ?

Pourquoi ma sexualité est différente ? C’est quoi au fait ma sexualité ? Je suis quoi moi ? Tu crois que l’âme a un genre ? Je devrais peut-être me mettre dans une case ?

En voilà des questions, cela a l’air simple parfois mais cela ne l’est pas toujours, je me les suis posée, j’y ai répondu pour beaucoup, je vous invite à travers cet article à visiter ma réflexion et peut-être à trouver des réponses…

 

Jusqu’à mes 26 ans, j’étais remplie de certitudes sur ma sexualité et sur la voie que je prenais dans ma vie. Je n’avais aucun doute sur le fait d’être hétérosexuelle même si je ressemblais à un véritable garçon manqué. D’ailleurs quand certaines amies homosexuelles me faisaient du gringue, je leur disais « Ne perds pas ton temps avec moi, je suis à 200 % hétéro », oui c’est sur que l’on peut être à 100% hétéro, 200%  ??? J’aurais dû me poser la question déjà à ce moment là, mais bon passons.

 

Quand j’ai eu 25 ans, je me suis retrouvée à travailler dans une entreprise où j’étais habillée en fille (avec du rose, la couleur bannie de ma garde pantalon) et entourée de filles, j’avoue que les premiers mois ont été très compliquées. Avec le temps des relations amicales se sont nouées et cela m’a permis de développer doucement ma féminité. Plus je développais ma féminité et plus un grand changement s’opérait en moi.

Durant de nombreux mois, je regardais les femmes qui passaient et je disais à un ami : »regardes celle-ci, elle est belle, celle-ci a du charme… », comme si je m’étais mis en devoir de lui trouver des belles femmes à regarder. Au fil du temps, je me suis aperçu que j’appréciais de regarder les femmes et que finalement ce n’était pas pour lui que je le faisais mais bel et bien pour moi, allez çà c’est une bonne claque !

 

La plus grande claque la voilà qui vient… Si je me suis éveillée à tout çà c’est aussi parce qu’il y avait une femme enfin une amie, douce, drôle, belle… enfin tout le tralala. Elle a réveillé en moi quelque chose qui ne s’était pas exprimé depuis longtemps : l’AMOUR. Oui vous savez ce sentiment fabuleux qui vous fait vivre les montagnes russes au début.
Le plus étrange, c’était au début, je ne m’autorisais pas réellement à tout cela, je me faisais des scénarios dans ma tête, genre c’est juste une pensée, c’est rien. Cela m’a pris 8 mois pour accepter que j’étais amoureuse d’une femme et que je la désirais. Je vous avoue que cela n’a pas été simple et cela m’a chamboulé sur de nombreux points.

Et oui, car même si j’avais finalement plaisir à regarder  les femmes, j’en avais tout autant à regarder de bels hommes et dans ma tête du coup c’était un peu compliquée je n’étais plus hétéro et je n’étais pas homo, dur dilemme… jusqu’à ce que j’apprenne qu’il y avait des personnes bisexuelles, c’est à dire qui aiment les hommes et les femmes. Ouah révélation ! Cela rejoignait mon sentiment profond que finalement on ne tombait pas amoureuse d’un corps mais bel et bien d’une âme, d’une personnalité.

 

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Ce qui est étrange dans tout cela, c’est la forme de rejet que j’ai constaté dans les différentes sexualités.
– les hétérosexuels pour beaucoup rejettent les homosexuels, et les bisexuels.
– les homosexuels pour beaucoup rejettent les hétérosexuels et les bisexuels,
Et finalement les bisexuels ne savent pas toujours se positionner, il est vrai que pour les générations qui suivent la mienne cela est déjà plus facile. Ce que j’ai remarqué, c’est que l’on demande aux bisexuels de choisir un camp. Et ce mot camp est très représentatif de la guerre des genres ou des sexualités (peu importe comment vous l’appelez).
Pour ma part même si je comprends intellectuellement parlant tout cela, je ne comprends pas et je trouve cette guéguerre bizarre. Je dirais même triste car toutes ces croyances et ces préjugés ont réussi à me faire douter de qui j’étais alors que je l’avais accepté.

 

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Même dans le monde de la spiritualité et des thérapeutes, je me retrouve face à des non-sens pour moi. Il y a comme dans la société classique des anti-homosexuel, rien de surprenant à cela. Non le plus étrange, c’est que dans ce domaine là comme dans la psychanalyse on veut absolument expliquer pourquoi quelqu’un est homosexuel, bisexuel ou hétérosexuel, ah non hétérosexuel c’est normal pardon ! Après les bisexuels, ils font une expérience cela va leur passer….
L’explication la plus courante est le viol soit dans la généalogie, soit vécu par la personne « homosexuelle » qui inconsciemment l’a amené à modifier ses orientations sexuelles. J’avoue que l’idée tient la route et que je serais encline à la valider mais elle ne suffit pas. Tout d’abord, je ne crois pas que les homosexuels ou les bisexuels ont envie d’être catalogué comme les victimes de viol, pour ma part je ne me sens pas victime.
Ensuite à vouloir expliquer, nous oublions souvent que c’est notre âme qui a choisi son chemin d’incarnation. Les histoires de viol font parties à part entière de ce choix comme la sexualité. Le problème c’est que cela se passe au-delà de notre mental, de notre cerveau et finalement le seul qui ne comprend pas c’est notre cerveau car notre cœur lui il sait.

 

Par mon vécu et celui de nombreuses personnes que j’ai observée, être homosexuel ou bisexuel ce n’est pas être une victime, c’est une force. Je dirais que ces âmes ce sont incarnées pour faire évoluer notre société et ces schémas sclérosées, ce sont toutes des êtres du changement à part entière qu’elles soient en conscience ou non. Ici ce n’est pas la conscience spirituelle qui est importante mais la conscience de leur sexualité qui leur permet de rayonner.

 

Avoir une sexualité autre qu’hétérosexuel n’est pas un poids comme on voudrait nous le faire croire, c’est une CHANCE ! Pourquoi ?
Tout d’abord cela demande d’aller au-delà de ses croyances familiales et sociétales. Cela permet de développer le courage de s’affirmer car encore aujourd’hui affirmer une sexualité différente peu causer de nombreux problèmes.
Cela permet de développer de la force face aux difficultés. On développe l’affirmation de qui on est. On se détache du regard des autres.

 

De nombreuses personnes dans la spiritualité et dans le développement personnel ont beaucoup à apprendre de ces personnes là car elles ont développées cet art bien plus profondément que nombre de thérapeutes, coach, curés, moines… qui voudraient l’enseigner.

 

Croyez-moi les futurs leaders de demain ne sont pas hétéro !

 

Tout cela pour dire que ma croyance profonde bien avant mes 25 ans était que l’on tombe amoureuse d’une âme pas d’un sexe et bien celle-là je n’y touche pas car pour moi c’est ma vérité, et vous ?

 

Nadia Marty

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Nadia Marty, ainsi que la source : https://stephanie-et-nadia.com et ces lignes. Merci

 

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