Message

Être thérapeute

2 97
être thérapeute, être entrepreneur, liberté

Bonjour,

Je viens vous parler de la vocation d’être thérapeute et d’une façon de l’exercer.

De mon point de vue et de mon expérience, chacun pourra mieux comprendre ou voir certainement le métier souvent une passion que nous exerçons au fil des années pour soulager les maux physiques : les maux de l’âme.

Il y a maintes manières de s’occuper des personnes. Nous pouvons intégrer une structure petite ou moyenne, ou bien de grand complexe de santé (je dirais plutôt de maladie.). Ou bien travailler en association à domicile.
Nous pouvons choisir des secteurs en adéquation avec qui nous sommes. S’occuper des enfants, des personnes âgées, des fins de vie, des handicapés, des maladies orphelines, chroniques ou liés a des comportements diabète (pas tous), l’alcoolisme, les cancers, les toxicomanies…
Chaque secteur est prenant et demande une grande sérénité et une grande stabilité émotionnelle, mais quand vous faites le choix de vivre cette aventure-là en solo ; la vision de l’humain redevient ce qu’elle aurait dû toujours rester, c’est-à-dire le centre de l’intérêt, le cœur du problème. Ce pourquoi j’ai choisi ce métier ? Non pas un métier, une passion…

Je me présente, je m’appelle Stéphanie, j’ai 51 ans et je suis à mon compte depuis 2003 !
Mon domaine ? Les Thérapies manuelles, énergétiques et les formations. Il y a beaucoup à faire et je suis heureuse de pouvoir le faire.
Auparavant, j’ai fait divers travails : aide-soignante, 4 ans en milieu hospitalier, garde malade à domicile, ambulancière, responsable frais en grande surface et bien d’autres emplois tous salariés !
Le paradis ou du moins une forme car pas de recherche de clientèle, pas de trésorerie tendu pas de déclaration URSSAF, RSI, RAM .. Et surtout la certitude d’avoir sa paie en fin de mois, et cela, tous les mois. Sans compter les fameuse 5 semaines de congé qui sont payées.
Donc, je peux analyser et avoir du recul sur les deux plans.

 

Soignant est une vocation, je ne pense pas que l’on puisse : se dire tient, je vais faire soignant parce que c’est cool ! J’aime la souffrance, les odeurs pas toujours agréables et en plus, je gagne bien ma vie avec peu d’investissement. Non, je n’y crois pas… Il faut un peu plus que ça.
Investissement en terme de : temps, de fatigue et aussi un investissement émotionnel.
Il y a maintes manières de s’occuper des personnes. Nous pouvons intégrer une structure petite ou moyenne, ou bien de grand complexe de santé (je dirais plutôt de maladie.)… Où bien travailler en association à domicile.
Bien au-delà des structures ou rien ne va plus déjà il y a 30 ans nous avions consigne de ne pas s’attarder dans les chambres, de reléguer madame Durand à “ la 207 F “ il ne faut pas s’attacher ! Elle nous ferait prendre trop de retard !, trop peu d’employés, trop de malades..
Alors j’ai tout plaqué et j’ai décidé de me mettre en thérapie alternative. Un bien joli mot ou concept pour dire que l’on a le choix.
Cependant, le choix n’est jamais proposé par les médecins, ceux qui ont le pouvoir d’orienter et de rassurer le malade même si on ne vante plus les mérites de la relaxation, de la réflexologie : massages des pieds ces thérapies alternatives sont souvent décriées par peur de la réussite.
À se demander même si nous avons la même notion de soignant et de chemin vers la guérison.
J’ai pris un chemin différent il y a 20 ans : celui de la thérapeute indépendante.
Cela n’a pas était une chose facile alors que maintenant, vous ne traversez pas une rue sans avoir une publicité, une affiche, une pancarte. Cela fleuris en toute saison et fane pratiquement aussitôt, car être à son compte n’est pas une simple affaire. Ce n’est rien de comparable au confortable statut de salarié.
J’adore ce que je fais et laissez-moi vous raconter ce que veut dire entreprenariat ce que cela signifie réellement.
Il y a beaucoup d’avantages et mais également pas mal d’inconvénients ; ce qui ne doit pas décourager ceux et celles qui veulent se monter. À cœur pur et vaillant, rien n’est impossible.

 

Être thérapeute, être entrepreneurs ou ne pas être ! Telle pourrait être la question.
Cette question à mon sens a deux faces.
Être thérapeute est une liberté ou un luxe.
Être entrepreneur, c’est aussi faire face à des tonnes de papiers administratifs et l’assurance de ne pas avoir de retraite. Ca ! C’est la seule chose qui peut vous être assuré. À moins, évidemment de pouvoir générer un énorme chiffre d’affaires.
Être entrepreneur, n’est pas une chose acquise. Chaque jour, chaque mois, vous devez avoir votre carnet de rendez-vous plein donc vous devez anticiper : voir plus loin, voir à terme et savoir évoluer. Donc si vous n’avez pas l’Âme d’un battant ce statut n’est pas fait pour vous. Il vaut mieux rester salarié ou chaque jour à sa tâche et son lot de surprises, n’occasionne pas de perte de revenu.
Être entrepreneur, c’est aussi être prêt a sacrifier des week-ends et également dire adieu aux 35 heures réglementaires, car ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a pas de l’activité a proprement dite.
Il y a la préparation de l’activité que ce soit la préparation du lieu d’activité ou bien l’élaboration d’une conférence. L’élaboration et la mise en route d’un programme de formation tout cela demande énormément de temps et d’énergie que l’on ne peut ni quantifier ni évaluer en termes de coût.

 

Par exemple pour mon activité, j’ai eu pris jusqu’à 8 rendez-vous par jour ! Voir plus !
Compter 1h30 par rendez-vous, nous sommes à plus de 12 heures de travail. Vous allez penser super de belles rentrées d’argent. Je vous arrête, n’oubliez pas, être entrepreneur, c’est aussi payer des charges environ 60% de votre chiffre d’affaires, à cela ajoutez les charges fixes (loyer, assurances, déplacement, électricité, téléphone, cartes de visite, flyers, site web…) et ne pas oublier les autres taxes qui s’ajoutent telle la CFE.  Donc, finalement, on se retrouve à travailler beaucoup pour gagner entre 700 et 1200 euros par mois. Et tous ces chiffres ne tiennent pas compte des heures également passées à mettre en ordre, le cabinet ou votre lieu de travail, à prendre en compte également les trajets quand cela se passe à domicile. Et ensuite quand votre journée ou votre semaine se termine, il vous reste encore quelques heures pour la paperasse et la comptabilité.
Êtes-vous prêt à voir le fruit de votre travail si peut évaluer ? Ah oui, je n’ai pas compté la caisse de retraite complémentaire ! Si vous souhaitez avoir une retraite décente, il vous faudra cotiser à part.
À côté de cela pas besoin de poser de jour de congé, je me libère soit le matin soit l’après-midi, je peux travailler tard le soir ou bien tôt le matin. Je peux travailler que le week-end ou bien les prendre tous. Je peux aussi travailler là où je me trouve ou créer des événements et prendre le temps pour les créer.

 

être thérapeute, être entrepreneur, liberté

 

L’un des autres avantages de cette liberté est que je peux traiter chaque personne en tant qu’être humain et non pas comme un numéro rentable dans les structures que j’ai pu connaître. Je peux adapter le coût de prise en charge selon les revenus et la durée de celle-ci. Afin de donner à chacun une chance de pouvoir opter pour des soins de qualité et un chemin vers le mieux-être dans la bienveillance.
Cette liberté permet également d’avoir des temps souvent vide qui permet de faire évoluer notre entreprise.
J’ai une qualité de vie qui n’est en rien comparable à la cadence de salarié, ce luxe se paie.
Mais je préfère garder ma liberté, ma joie de vivre même si je dois gagner moins.
Donc avant de vous lancer dans votre activité, examinez bien tous les paramètres : la rentabilité, l’investissement personnel.

 

Votre capacité à vous confronter aux organismes tels que l’URSSAF, RSI et autres souvent ces organismes vous font des rappels sans avoir reçu de courrier préalable. Ou bien, les courriers s’égarent.
Votre statut : cela peut prendre différentes formes : de l’auto entrepreneurs au portage salarial en passant par la microentreprise ou le statut de libéral et bien d’autres encore
Pourquoi ne pas essayer l’entreprenariat en ayant une activité salariée ?
Quoi qu’il en soit sachez qu’il est plus facile d’arrêter une activité en tant qu’entrepreneur que de retrouver du travail surtout après un certain nombre de mois sans activité salariée.
Et enfin envisagez de reprendre une activité déjà saine et pérenne peut vous enlever d’énormes soucis que connaissent tous les entrepreneurs débutants et souvent permet d’avoir un accompagnement de l’entrepreneur
Autre chose si votre secteur d’activité se trouve être dans les médecines parallèles évitez de vous mettre à dos le corps médical, soyez dans le partage et le respect. Et vous pourrez vivre de merveilleux moments comme j’en ai vécu.
Surtout faites-vous bien conseiller, prenez un comptable si vous gênerez du chiffre important, normalement, il saura vous conseiller.
Évitez les grosses boites qui ont des coûts prohibitifs pour de petites entreprises : préférez un expert-comptable indépendant, il vous comprendra d’autant plus qu’il est passé par le même chemin que vous empruntez. Je pourrais vous conseiller un nom.
J’ai souvent vu des personnes voulant se mettre à leur compte et pensant que s’il n’y avait pas de clients, il pouvait le transformer en temps de loisir. Ceci est une grave erreur de leur part. Les heures d’ouverture doivent être respectées même si le patient ou le client ne se manifeste pas dès la création de l’entreprise. Car il suffit d’un seul client qui trouve porte close pour faire ou défaire une réputation. Donc soyez présent et occupez-vous pendant votre temps dédié à l’ouverture de votre entreprise.
Alors n’hésitez pas à vous lancer si vous sentez que cela est fait pour vous. Et ne jamais oublier qu’il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences.
J’ai moi-même ouvert fermé à plusieurs reprises des activités, cherchant et tâtonnant. Aujourd’hui, je suis dans la recherche du meilleur statut qui puisse me convenir et c’est cela l’important.
Faire ce que l’on aime n’a pas de prix, alors lancez-vous, vous apprendrez de toute façon quelques choses de cette expérience.
Je vous souhaite un bon entreprenariat.

 

Stéphanie Tallet

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Stéphanie Tallet, ainsi que la source : http://www.stephanie-et-nadia.com et ces lignes. Merci.

Articles en lien :

Pour devenir Grand parmi les Grands

Acteurs ou beaux-parleurs ?

Reiki énergie d’éveil

About the author / 

Nadia Marty

2 Comments

  1. Thomas ITC 14 février 2019 at 14 h 52 min -  Répondre

    Et ou le bonheur de l’URSSAF et du RSI, heureusement que le RSI est en train de basculer, pour ma part la bascule c’est fait vers l’URSSAF (en tant que profession libérale).
    Merci pour se partage.

  2. Stephanie Tallet 15 février 2019 at 9 h 54 min -  Répondre

    Thomas bonjour et merci de cette interaction, tu as également la possibilité de faire du portage salarial avec un des cotisation plus hautes mais une possibilité d’avoir une retraite

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée, les champs obligatoires sont marquée d'un *

2019 : La récolte