Histoires de sagesse

L’invisible

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l'invisible

Une belle histoire de sagesse, sur la richesse intérieure souvent invisible aux hommes.

 

l'invisible

Un soufi voyageait avec son maître en des temps troublés où périrent tant de grands soufis comme Ibn Mansour al Halladj, A’d od-Din Mahmoud Chabestari, Abdeslam Ben Mchich Alami, Baba ould Cheikhna Ahamada Hamahoullah et Cheikh Sid Mohamed ould Cheikhna.

Á cette époque les soufis étaient souvent poursuivis par les religieux orthodoxes qui les persécutaient et envoyaient des soldats pour les massacrer. Pour se reconnaître entre eux et écarter le danger, les soufis portaient des signes particuliers sur leur vêture.

 

Au cours de leur dangereux voyage, les deux soufis rencontrèrent un jour un petit groupe d’autres soufis qui semblaient fort effrayés.

« Joignez-vous vite à nous, dirent-ils, des soldats arrivent pour nous tuer et vous serez en grand danger si vous restez là ! ».

Le maître soufi n’était pas très ému, à l’inverse de son compagnon fort inquiet.

« Ne crains rien, dit-il, je vais nous rendre invisibles. ».

Et il ordonna à son compagnon, d’ôter tous les signes distinctifs des soufis et de les enfouir dans le sable. Puis ils installèrent un petit bivouac. Les soldats en armes arrivèrent bientôt en suivant les traces des fuyards. Ils jetèrent à peine un coup d’œil aux deux compagnons et poursuivirent leur chemin.

« Ne t’avais-je pas dit que nous serions invisibles, dit le maître, les hommes ne voient que l’extérieur des choses. L’intérieur est à Dieu. ».

Conte soufi

 

Vous pouvez diffuser cet article à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer la source : http://stephanie-et-nadia.com et ces lignes. Merci.

 

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Nadia Marty

2 Comments

  1. Sandrine SARTHOU GARRIS 2 novembre 2016 at 11 h 41 min -  Répondre

    on doit en tirer quoi de cette histoire ? au quotidien, je parle …. <3

    • Nadia Marty 3 novembre 2016 at 10 h 40 min -  Répondre

      Ce texte parle de ce que les hommes ont pris pour habitude de ne s’intéresser qu’aux parures et à l’extérieur mais surtout que ce à quoi l’on croit ne dépend aucunement de ces parures. Nos croyances, notre foi en la vie, Dieu… n’appartient qu’à nous, qu’elle vit en nous et que les objets qui sont censés les représentés ne représente pas notre foi et ce que nous vivons en nous.
      Nadia

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